Risque de fortes chaleurs en ce 18 août… 2050

Si les agences de météo nationales sont parfois à la peine pour prédire le temps qu’il fera dans les 24 heures, elles semblent en revanche nettement inspirées pour tout nous dire des températures qui nous attendent en ce… 18 août 2050.

Evelyne Dhéliat, toute de blanc vêtue, constatant de « fortes chaleurs » dans la journée, le spectateur connaît. Mais l’annonce a de quoi surprendre dès qu’on y regarde de plus près : le bilan porte sur la journée du 17 août 2050 – et son « soleil de plomb à peine voilé » – et développe ce qui nous attend le lendemain, en l’occurrence une quarantaine de degrés sur Paris et des pointes à 42°C sur Lyon et 43 à Nîmes.

Le bulletin est en fait moins fantaisiste qu’il n’y paraît : établi par Météo France, il découle d’un plan d’action (spectaculaire) de l’Organisation météorologique mondiale (OMM), bien décidée à occuper le terrain médiatique pendant la durée de la Conférence sur le climat organisée à Lima (Pérou) jusqu’au 12 décembre prochain. L’enjeu ? Sensibiliser le grand public « à ce que notre quotidien pourrait être si la température était plus élevée à l’échelle du globe »,  estime l’OMM.

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L’innovation ne connaît (vraiment) pas la crise

Le contexte industriel a beau être tendu, les dépôts de brevets ne faiblissent pas : le palmarès 2012 de l’Institut national de la propriété intellectuelle (INPI) recense ainsi 16 632 demandes de dépôt au cours de l’année écoulée.

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Et comme nous ne sommes plus à un paradoxe près, PSA Peugeot Citroën arrive largement en tête de ce classement (1 348 demandes de brevets publiées en 2012, contre 1 237 en 2011), devant le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (566) et le Groupe Safran (556). Au total, les vingt premiers déposants de brevets sont à l’origine de 41% des demandes (contre 38 % en 2011).

De l’avis d’Yves Lapierre, directeur général de l’INPI, ces chiffres démontrent « que la crise n’affaiblit pas l’innovation de l’industrie française. Bien au contraire, on peut voir que les grands déposants l’intègrent parfaitement dans leur stratégie de développement pour faire face aux contraintes économiques et du marché. » 

ClassementINPI

Le véhicule électrique ne représenterait que 10 % des ventes en 2025

Le cabinet de conseil et d’audit KPMG publie sa 14e étude internationale dédiée à l’industrie automobile. Entre autres enseignements, on y apprend que seuls 8 % des dirigeants du secteur ont investi – ou comptent investir – dans les technologies 100 % électriques.

KPMGLe véhicule électrique aurait-il du plomb dans l’aile ? Peut-être bien. Ou, plus exactement, les dirigeants de l’industrie automobile hésiteraient à encourager cette technologie.

Le coût de ces modèles, mais aussi leur faible autonomie ou encore leur usage difficile en dehors des grandes villes (loin des infrastructures de recharge) leur laisseraient un avenir peu reluisant. Selon eux, les véhicules électriques ne représenteront guère plus de 10 % des ventes en 2025.

Dans ce contexte, les investissements se concentrent encore sur l’optimisation du moteur thermique, avec une priorité : aider les conducteurs à mieux maîtriser le coût énergétique de leur véhicule.

Bornes électriques : la France compte rattraper son retard

Si le véhicule électrique est aujourd’hui « une affaire qui roule », il n’empêche qu’il roulerait encore mieux si les conducteurs disposaient d’un plus grand nombre de points de recharge. Bonne nouvelle : le gouvernement prévoit différentes mesures incitatives pour multiplier les bornes électriques.


En 2009, le Grenelle de l’Environnement permettait d’avancer que  « 4 millions de bornes seraient disponibles en 2020 ». Trois ans plus tard, force est de constater que cet objectif ne pourra pas être tenu. Toutefois, le coup d’accélérateur donné par les politiques publiques en marge de l’ouverture du Mondial de l’automobile laisse penser que l’horizon est moins fermé qu’on le redoutait. Les experts (publics et industriels) estiment en effet que 2 000 à 2 500 bornes en accès public en France (hors autopartage type Autolib) seront installées chaque année, principalement aux abord des grandes entreprises et à proximité des collectivités.

La nouvelle devrait réjouir les industriels français qui maîtrisent déjà cette technologie, à l’instar de Schneider et Legrand, mais aussi de PME  telles le leader DBT dans le Nord-Pas-de-Calais, Hager en Alsace ou Saintronic en Charente-Maritime.

Jusqu’à présent, constructeurs d’automobiles et d’infrastructures se sont renvoyé la balle, argumentant, pour l’un, que le modèle ne trouvait pas sa clientèle faute de points de recharge, pour l’autre, que le marché restant confidentiel, la construction de bornes n’était pas à l’ordre du jour. Cette nouvelle donne pourrait clore le débat.

Portrait de la France en 2040

Anticiper l’état de la France en 2040 n’est pas une sinécure : pour preuve, pas moins de 500 experts ont été sollicités par la DATAR* dès 2009 afin de brosser un portrait parfois surprenant de notre pays dans les trente à quarante prochaines années. Synthétisés en 10 grandes cartes, ces résultats sont présentés au grand public jusqu’au 31 mai.

L’approche se veut pour le moins exhaustive. Ce travail envisage en effet la croissance des villes, l’évolution démographique, la répartition des espaces industriels ou les mutations climatiques, mais aussi les nouveaux choix résidentiels des ménages (plus nécessairement liés à la localisation de l’emploi) et la nature comme nouveau partenaire des politiques d’aménagement.

Si chaque thématique propose quatre à sept scénarios possibles, la carte du changement climatique n’en envisage qu’un, précisément établi. Entre autres conséquences, la DATAR prévoit la réorganisation de la production agricole (avec des zones viticoles plus au nord du pays et des productions de blé accrues), mais aussi la nécessité de repenser nos modes de vie et d’habitant dans les villes. L’amélioration de l’isolation thermique des bâtiments ou la végétalisation des toitures et des façades sont quelques-unes des pistes de réflexion proposées pour faire efficacement face à la hausse attendue des températures.

* Délégation interministérielle à l’Aménagement du Territoire et à l’Attractivité Régionale.

Infos pratiques :

L’exposition est présentée jusqu’au 31 mai 2012 au Conseil économique, social et environnemental, 9 Place d’Iéna, 75016 Paris (Métro : Iéna)

« Mithos » entre dans la légende

Alors que les constructeurs s’interrogent sur « la voiture de demain », le designer Tiago Miguel Inacio présente le modèle d’après-demain. Electromagnétique.

Baptisé « Mithos », ce concept-car relève avant tout du rêve éveillé : imaginé sans tenir compte des contraintes de coût, de la disponibilité des technologies ou même des lois de la physique, ce projet électrique disposerait d’un moteur à induction électromagnétique d’1,5 mégawatt (l’équivalent de 2011 chevaux), imparable pour atteindre les 100 km / h en 2,1 secondes. Et monter jusqu’à 398 km/h en 12 secondes seulement.

Mais le designer portugais va encore plus loin et dote de la technologie « Quantum Boost » ce modèle avant-gardiste : concrètement, « Mithos » serait capable d’entrer en lévitation magnétique dans l’air. Ainsi libéré de la résistance du sol, il atteindrait la vitesse maximale de… 655 km /h.

Côté carrosserie, cette supercar habilement inspirée de la Batmobile de Tim Burton serait constituée de panneaux en fibre à mémoire de forme, capable de reprendre leur courbes initiales en cas de choc.

Alors, certes, « Mithos » est un rêve… il n’empêche qu’on aimerait bien que nos rêves soient tous aussi beaux que celui-là.