Le véhicule électrique ne représenterait que 10 % des ventes en 2025

Le cabinet de conseil et d’audit KPMG publie sa 14e étude internationale dédiée à l’industrie automobile. Entre autres enseignements, on y apprend que seuls 8 % des dirigeants du secteur ont investi – ou comptent investir – dans les technologies 100 % électriques.

KPMGLe véhicule électrique aurait-il du plomb dans l’aile ? Peut-être bien. Ou, plus exactement, les dirigeants de l’industrie automobile hésiteraient à encourager cette technologie.

Le coût de ces modèles, mais aussi leur faible autonomie ou encore leur usage difficile en dehors des grandes villes (loin des infrastructures de recharge) leur laisseraient un avenir peu reluisant. Selon eux, les véhicules électriques ne représenteront guère plus de 10 % des ventes en 2025.

Dans ce contexte, les investissements se concentrent encore sur l’optimisation du moteur thermique, avec une priorité : aider les conducteurs à mieux maîtriser le coût énergétique de leur véhicule.

Bornes électriques : la France compte rattraper son retard

Si le véhicule électrique est aujourd’hui « une affaire qui roule », il n’empêche qu’il roulerait encore mieux si les conducteurs disposaient d’un plus grand nombre de points de recharge. Bonne nouvelle : le gouvernement prévoit différentes mesures incitatives pour multiplier les bornes électriques.


En 2009, le Grenelle de l’Environnement permettait d’avancer que  « 4 millions de bornes seraient disponibles en 2020 ». Trois ans plus tard, force est de constater que cet objectif ne pourra pas être tenu. Toutefois, le coup d’accélérateur donné par les politiques publiques en marge de l’ouverture du Mondial de l’automobile laisse penser que l’horizon est moins fermé qu’on le redoutait. Les experts (publics et industriels) estiment en effet que 2 000 à 2 500 bornes en accès public en France (hors autopartage type Autolib) seront installées chaque année, principalement aux abord des grandes entreprises et à proximité des collectivités.

La nouvelle devrait réjouir les industriels français qui maîtrisent déjà cette technologie, à l’instar de Schneider et Legrand, mais aussi de PME  telles le leader DBT dans le Nord-Pas-de-Calais, Hager en Alsace ou Saintronic en Charente-Maritime.

Jusqu’à présent, constructeurs d’automobiles et d’infrastructures se sont renvoyé la balle, argumentant, pour l’un, que le modèle ne trouvait pas sa clientèle faute de points de recharge, pour l’autre, que le marché restant confidentiel, la construction de bornes n’était pas à l’ordre du jour. Cette nouvelle donne pourrait clore le débat.

Maxximus Technologies fait des « Prodige »

Parce qu’il n’y a pas que l’électricité dans la vie, Maxximus Technologies propose un véhicule qui roule au gaz naturel liquifié encore plus propre que l’énergie électrique.

Certes, le concept n’est pas nouveau. Dernière initiative intéressante en date : la commercialisation, en avril, de Civic GX par Honda aux Etats-Unis, un pays pas franchement connu pour remettre en question le modèle thermique.

Alors, où est l’audace ? Dans le paradoxe. Louer les mérites des énergies vertes avec une supercar dotée d’un moteur V8 d’une puissance proche de 2 000 ch (sic)… il fallait oser. Maxximus Technologies l’a fait.

Sa Prodigy  (équipée d’un système de raffinement intérieur signé Rolls Royce et qui flirte sans encombre avec les 483km/h) sera commercialisée à une date qui (comme le tarif…) reste à préciser.

Concept-car : Mercedes-Benz connaît la musique

Insolemment galbé, le dernier concept-car de Mercedes-Benz devrait être industrialisé dès 2030.

Imaginé par Slavche Tanevski dans le cadre d’un projet de fin d’études, Mercedes Aria Concept est une suite de courbes assez énigmatique. On sait en effet peu de choses de ce modèle : coupé ? Berline ? Une vue semble suggérer deux rangées de sièges… Un coupé 2 + 2, alors ?

Le constructeur n’est guère plus loquace sur le moteur (électrique ?) envisagé et aucune autre donnée technique n’a filtré. Il est vrai que, d’ici 2030, Mercedes-Benz a le temps de développer une belle kyrielle d’innovations.

De ce projet futuriste on retient donc, pour l’heure, l’étonnante ouverture papillon des quatre portes antagonistes et la modularité d’un habitacle non pas soudé à l’extérieur, mais… lié au squelette filaire du véhicule. Le tout élégamment scénographié ici :

Volkswagen Aqua Concept : résolument hybride

« Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années »… Yuhan Zhang ne nous fera pas penser le contraire. A 21 ans tout juste, cette Chinoise a conclu avec panache ses études de design en proposant le projet Aqua Concept, réalisé pour Volkswagen.

A l’aise sur la route, le sable, la glace  et – on y croit à peine – l’eau, cet engin à mi-chemin entre une voiture et un aéroglisseur dispose d’une motorisation hybride. En plus de moteurs fonctionnant à l’hydrogène, il est doté de moteurs latéraux électriques dont l’énergie est générée par une pile à combustion intégrée.

Autonome sur 100 km, cette création a valu à Yuhan Zhang d’être récompensée par l’Université de Xihua et de figurer dans la shortlist établie par le Car Design Awards China committee, dans la catégorie “Chinese off-road Vehicle”. A moyen terme, le modèle devrait être commercialisé dans ce pays aux topographies variées.

Concept car : ecce ECCO

Ceci n’est pas un véhicule fonçant à vive allure sur la planète Dune ; ceci est le concept du camping-car imaginé par le cabinet NAU. Son nom ? ECCO.

Certes, on ne voit pas bien où sont implantées les roues et on ignore tout de la puissance du moteur… mais ne nous égarons pas :  ECCO reste un objet superbe, la rencontre improbable entre un coquillage et une robe de Balenciaga… c’est déjà ça !

Biocarburants : l’Afrique paie (déjà) le prix fort

Publiée le 9 juin, une étude de l’Institut d’Oakland indique que 60 millions d’hectares de terres africaines ont été achetés ou loués par des investisseurs en vue de produire des biocarburants. Ou des fleurs coupées.

Un temps envisagés comme une alternative prometteuse, les biocarburants suscitent beaucoup de questionnements. Un récent rapport de l’Institut d’Oakland ne manquera pas d’en provoquer d’autres : l’étude signale en effet que près de 60 millions d’hectares de terres arables d’Afrique (soit à peu près la surface de la France) ont été achetés ou loués au cours de la seule année 2009. L’Ethiopie, la Tanzanie, le Sud-Soudan, la Sierra Leone, le Mali et le Mozambique sont particulièrement concernés par ces acquisitions hâtives réalisées aux dépens des petits producteurs locaux. L’enjeu est d’autant plus important que, les contrats de vente étant légaux, les tribus ne disposeront d’aucun recours si elles souhaitent dénoncer ultérieurement la transaction.

Le rapport poursuit par ailleurs que ces terres sont dédiées à la production de biocarburants… ou de fleurs coupées. Le constat ne manquera pas de renforcer les doutes de ceux qui s’interrogent sur la pérennité de cette énergie alternative dans sa forme actuelle.

L’impact positif des biocarburants sur l’environnement a, de nombreuses fois, été souligné (l’Ademe rappelle ainsi que l’utilisation de biodiesels issus de déchets permet de réduire de  90 % les émissions de gaz à effet de serre.) Il n’en reste pas moins que leur culture se fait pour l’heure au détriment de populations en proie à des pénuries alimentaires graves, voire à la famine.