Véhicule solaire : une affaire qui roule pour Citroën

Décidément en forme, Citroën développe un projet de citadine capable de fonctionner grâce aux cellules photovoltaïques intégrées dans son toit. Eclairage.

Tout en courbes et rondeurs, ce modèle affiche un format de poche (2,45 mètres de long, 1,8 mètre de large et 1,79 mètre de haut) qui fera pâlir plus d’un rival. Mais la nouveauté ne s’arrête pas là : ses quatre moteurs embarqués dans les roues fonctionneront grâce à l’énergie solaire récupérée par un bataillon de capteurs discrètement implantés sur le toit.

Ecologique, la formule garantit également au véhicule son autonomie.

Côté design, Citroën EGGO présente une étonnante surface vitrée répartie sur les portes et le toit. De quoi faire transformer ce concept-car deux-places en un cocon aussi douillet qu’élégant.

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10 projets solaires en bonne voie

Alors que de nombreux politiques français confirment leur attachement au nucléaire, le recours aux énergies de transition s’organise à l’étranger. Le site Cleantechnica.com liste ainsi les dix plus gros projets d’implantation solaire qui devraient voir le jour au cours de l’année.

Avec des projets de centrale solaire de 200 MW, l’Etat indien du Rajasthan et le Canada sont, à l’évidence, les deux pays les plus engagés en la matière. Ils sont suivis par la Chine, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et… la République des Palaos. Cette île indonésienne qui compte moins de 21 000 habitants prévoit en effet de couvrir le toit de son aéroport de panneaux solaires. Si le projet peut sembler modeste, il n’en demeure pas moins ambitieux pour cet Etat de 459 km2. Comme quoi l’on peut être petit et voir grand.

Science : quoi de neuf pour 2012 ?

L’année qui commence pourrait être celle de la fin du monde… mais pas seulement. Dans son hors-série daté de janvier, Science & Vie recense « dix espoirs de science » qui passeront du rêve à la réalité au cours des prochains mois. Voici quatre d’entre eux.

© Dassault Systèmes

>>> En 2012, l’eau des iceberg sera récupérée

Le projet ressemble à un rêve : concrètement, il s’agira d’acheminer des icebergs du Canada aux Canaries où leur eau sera récupérée puis conduite jusqu’aux pays arides. Porté depuis de nombreuses années par Georges Mougin, 87 ans, ce projet est en passe d’être concrétisé par Dassault Systèmes. Selon ces experts, 141 jours seront nécessaires à ce singulier voyage au cours duquel l’iceberg perdra moins de 40 % de sa masse. Une goutte d’eau au regard du volume global transporté.

>>> En 2012, le premier cœur artificiel sera implanté

A l’étude depuis plusieurs années, cette prothèse des plus complexes sera prochainement implantée. Léger (l’organe de synthèse pèse 600 grammes de plus qu’un « vrai ») et autonome pendant 12 heures, le cœur artificiel battra au rythme du patient. Développée par l’équipe du professeur Alain Carpentier dans les laboratoires de Carmat, cette technologie est en effet équipée d’un capteur de pression sanguine ultra précis capable d’adapter les pulsations aux efforts physiques.

>>> En 2012, un vaccin permettra d’en finir avec le paludisme

Deux laboratoires (l’un anglais, l’autre français) ont développé des stratégies très différentes pour en finir avec une maladie qui a provoqué 800 000 décès en 2009. Si l’équipe de la firme GlaxoSmithKline (GSK) compte empêcher le virus de pénétrer dans le foie (d’où il pourrait passer dans le sang), l’Institut Pasteur s’attaque à l’infection déclarée. Pour faire très simple, son vaccin donnera aux globules blancs les moyens de détruire le parasite présent dans les globules rouges.

>>> En 2012, les cocons stellaires nous révéleront leurs secrets

Installé cette année sur les cimes du Chili, le télescope Alma permettra d’observer la naissance d’étoiles nichées au cœur de la nébuleuse d’Orion, à 1 300 années-lumière de la Terre. N’en déplaise à certains, l’année 2012 s’annonce prometteuse !

© ALMA

EDIT 11 h 50 : L’idée de déplacer des icebergs est moins incensée qu’il n’y paraît. La FAQ de l’industriel est éclairante sur le sujet (http://www.3ds.com/fr/icedream/faq). D’autres documents permettent de comprendre que la fonte de cette eau n’aura pas, comme on aurait pu le redouter, d’impact sur la montée des océans. L’eau douce contenue dans les icebergs n’a par ailleurs pas vocation à rester aux Canaries : elle sera ensuite acheminée jusqu’à des pays arides.

Lorsqu’on demande aux porteurs du projet s’ils « ne pensent pas jouer aux apprentis sorciers en déplaçant les icebergs ? » leur réponse est la suivante :

« A l’état naturel les icebergs fondent. Leur transfert vers une destination prédéfinie ne change donc pas leur fonte, mais simplement le lieu où ils fondent et où l’eau douce va être exploitée plutôt que d’être simplement rejetée dans les océans. »

En 2010, l’ONU estimait que 884 millions de personnes n’avaient pas accès à l’eau potable. La récupération de l’eau des icebergs n’est probablement pas LA solution à ce problème mondial ; elle constitue toutefois une piste de recherche qui mérite de ne pas être écartée.

2011 en 100 photos et 60 secondes

Le projet est ambitieux : résumer en 100 photos et 60 secondes les événements clés d’une année marquée par des tremblements de terre, des guerres civiles, des exploits sportifs ou scientifiques est un vrai défi… que Reuters relève haut la main.

Dans un blog minimaliste et efficace (à retrouver ici), l’agence donne la parole à ces photographes qui ont su capter une image, une histoire, et même un peu plus. Damir Sagolj est l’un d’eux :

A proximité de Phichin (Thaïlande), un homme tient un bâton tandis qu’il installe une pompe à eau. La machine isolera la boue pendant que le mineur extraira, de façon rudimentaire, quelques fragments d’or. Peut-être.

© REUTERS/Damir Sagolj

La tête dans les nuages

Tiago Barros ne fait pas les choses à moitié. Quand il réfléchit à un mode de transport écologique et innovant, il aboutit à une solution technique jusqu’alors inexplorée et résolument… planante.

Créé à l’occasion d’un concours initié par le Van Alen Institute et le Département des Affaires culturelles de New York, le projet « Passing Cloud » prévoit d’assembler autour d’une structure métallique d’amples sphères de nylon. Poussé par le vent, et par le vent seulement, l’ensemble avancerait à un rythme lent et indéfini, vers une destination non connue à l’avance. Plus qu’un mode de transport, c’est un véritable art de vivre que propose ici l’architecte, l’ambition, à contre-courant, de laisser du temps au temps.

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Citroën UFO : un avant-goût du monde flottant

Ora-ïto a le goût des beaux objets. Des très beaux. Connu pour, pêle-mêle, ses flacons pour Guerlain, ses bijoux pour Christofle, ses accessoires estampillés Vuitton, le designer français réitère une collaboration prometteuse amorcée l’an passé avec Citroën, et c’est tant mieux.

Après l’Evo-Mobil présentée en 2010, Ora-ïto nous offre cette année l’UFO, le croisement réussi entre une soucoupe volante et la mythique DS de la marque aux chevrons. Tout en courbes et rondeurs, ce prototype propose des solutions techniques jusqu’alors inexplorées. Entre autres innovations, il met résolument de côté roues et axes de rotation classiques et opte pour… le déplacement sur coussin d’air. Autrement dit, ce prototype ne roule pas : il flotte.

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Energie : le monde devra investir 38 000 milliards de dollars d’ici 2035

Ce chiffre – vertigineux – dévoilé par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) semble à peine croyable. Pourtant, selon l’AIE, si les pays du globe veulent faire face à une demande énergétique croissante, ils vont devoir débourser 1.500 milliards de dollars… chaque année.

Economiste en chef de l’AIE, Fatih Birol le reconnaît volontiers : « C’est énorme. Les coûts de production augmentent dans de nombreuses parties du monde et il devient de plus en plus difficile d’extraire l’énergie. » Ceci explique donc la hausse significative (+ 15 %) des dernières estimation.

Si certains pays sont déjà bien engagés dans cette démarche, d’autres (principalement en Afrique et au Moyen-Orient) doivent faire face à d’autres priorités. Quoi qu’il en soit, les investissements seront consacrés aux énergies principalement utilisées : les hydrocarbures et l’électricité. S’agissant du pétrole, « 90 % de la croissance de la production viendra du Moyen-Orient, poursuit Fatih Birol. Si, dans les cinq ans, les investissements dans les infrastructures ne sont pas au rendez-vous dans cette région, les implications seront majeures pour les prix du pétrole qui s’envoleront. »

Le monde doit par ailleurs se préparer à la connexion d’une grande partie de l’humanité au réseau électrique. « Aujourd’hui, 9 milliards de dollars sont investis chaque année pour favoriser l’accès à l’électricité pour les plus démunis, estime Fatih Birol. Or il faudrait cinq fois plus, 45 milliards de dollars, surtout en Afrique et en Asie. » Actuellement, 1,3 milliard d’humains n’a toujours pas le courant.

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